Carnet du Maine, quand l’improbable devient incroyable

Wells, Maine, août 2015

Ma Spectaculaire trouve toujours une façon de transformer l’ordinaire en inattendu. Ainsi, souvent contre sa propre volonté, l’imprévisible le devient encore chaque jour davantage. Un peu comme si son inconscient souhaitait tester l’étendu de l’univers et de ses frontières et ainsi prouver que l’infini lui-même n’a plus de limites, encore moins quand ma blonde est lâchée lousse…

Freud dans « Psychopathologies de la vie quotidienne » parlait d’acte manqué. Moi j’ai cru que c’était la journée qui le serait.

Debout avec le lever du soleil, la plage et la marée basse nous permettent une longue promenade à observer les crabes et les coquillages, croisant au passage quelques autres  »early birds » américains qui vous souhaitent « good morning » au passage, de la même façon que la caissière du supermarché vous demande sans lever les yeux « comment ça va », ne s’attendant pas de vous que vous la preniez au premier degré et que vous profitiez de l’occasion pour lui parler de vos hémorroïdes rebelles. Bref on est courtois mais on se « crisse » de la réponse.

Donc, matinée parfaite; café en main, les pieds dans l’eau, une ballade de 90 min. La faim gagne ma « dodue », il est grand temps de rentrer car l’appétit augmente et sa patience diminue. Je marche sur un fil de fer quand son estomac digère sa bonne humeur plutôt qu’un apport calorique. La maisonnette louée en bordure de mer est tout près, on se secoue les pieds et voilà princesse Fiona retrouve son beurre de peanut et moi ma blonde.

On mange à la hâte, pressés de retourner sur la plage pour une longue journée de lecture au son des vagues. Tout à coup, s’approchant avec un regard de vidéo petit chat « cute », l’air de dire; pardon  »mon’oncle » et de demander; vas-tu m’aimer pareil?  Mme ma blonde me confie que par inadvertance, elle a jeté la veille, (les éboueurs viennent de quitter, je les entends s’éloigner) sa provision de médicaments contre l’hypertension.

Vite de même, quand on la regarde au premier coup d’oeil, le look est pas mal. Je dirais qu’elle « shine » un peu comme comme une auto chez H. Grégoire. Mais elle ne vient pas de sortir du « show room », c’est pas neuf cette mécanique là… Et pour l’hypertension, c’est un genre de défaut qui remonte à sa fabrication. Probablement que l’assemblage s’est fait dans un environnement syndiqué un vendredi après-midi ou un lundi matin. Après quarante quelques années; la garantie est depuis longtemps terminée.

Visite chez « Rite Aid », impossible d’honorer une ordonnance québécoise de médicaments dans le Maine. La pharmacienne nous donne l’adresse de la clinique médicale la plus proche. Faudra un examen du médecin et une nouvelle ordonnance.

Le temps file et le soleil nous rappelle qu’on manque quelque chose de pas mal plus le fun que de consulter un médecin pour remplacer 5 pilules jetées par une « hypertensionnée » distraite par l’air salin, le homard soft shell et le vin au prix de l’eau embouteillée.

La clinique médicale ressemble à un centre spa-détente, les attentions sont nombreuses et aux États, un patient n’as pas besoin de l’être, ça embraye pis pas à peu près. 30 minutes et tout était terminé.

Une salle d’attente « avec pas de chaises », oui ça se peut !

Le coût ? « You won’t have to pay now. We will send you the bill at home… »

À 13 heures, back to the beach avec 5 pilules, une face de chat cute encore plus cute qu’au départ et on attend la visite de Bill à la maison…

Mercredi ? Tout peut arriver, je me prépare à de nouvelles aventure…

 

(crédit photo: le compréhensif et très patient chum de ladite spectaculaire que l’on voit ici coiffée comme Délima Cailloux remplissant un formulaire avant le très sommaire et onéreux examen médical)

 

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Une réaction au sujet de « Carnet du Maine, quand l’improbable devient incroyable »

  1. Ping Carnet du Maine, le début des vacances !

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